Traversée de l'Islande à skis en hiver
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Arrivée au refuge de montagne de Bergland

Rob s'affaire, il court partout, et très vite le repas est prêt. "Diner is ready !" crie-t-il. Nous nous approchons de la marmite avec nos bols et nos cuillères, il nous sert de généreuses rations. Mais je suis fatigué plus que la normale et je ne comprends pas ce qui m'arrive nous n'avons fait que 12 kms environ aujourd'hui, c'est sûrement le vent qui m'a épuisé me dit Rob, c'est classique. Je me force à finir ma gamelle sinon demain je n'aurai aucune réserve d'énergie, mais c'est la croix et la bannière j'ai même la nausée. Avec le recul je pense que l'entrée en matière a été trop brutale, sans transition, et cela fait un drôle d'effet.

De l'extérieur cette minuscule cabane seule au milieu de ces immensités semble essoufflée, complètement tabassée par les intempéries : les peintures ont été lessivées l'hiver par les pluies et la neige, et ont été râpées l'été par la cendre et le sable portés par le vent. Les éléments ont transformé les couleurs vives d'origine en couleurs pastel.

L'été depuis le bas de la vallée Eyjafjardardalur il faut quatre heures pour atteindre le refuge quand tout va bien. En hiver cela peut prendre plus de temps : il y a quelques années un groupe d'islandais expérimentés ont mis trois jours pour l'atteindre car la météo était épouvantable. Ils ont été secourus deux jours plus tard un peu avant Laugafell par un hélicoptère Super-Puma, leur tente a été ensevelie sous quatre mètres de neige, tout leur matériel a été perdu.

Il faut partir avec la carte en tête car quand tout est blanc, que le vent souffle à vous coucher par terre, qu'il devient impossible de sortir la carte sinon le vent vous l'arrache des mains, et que le GPS n'offre qu'une minuscule partie de la carte sur son écran et que l'on doit le consulter à l'intérieur de sa veste pour le protéger, là le stress monte d'un cran. Il faut partir avec la carte en tête, pour éviter d'avoir à la sortir.


Publié à 15:00, le 1/10/2019,
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