Traversée de l'Islande à skis en hiver
.

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Mes amis

Mes albums

Où suis-je actuellement ?



«  Juin 2018  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 

Rubriques


Sites favoris

Mon FORUM sur l'ISLANDE
Trek du Laugavegur en 2007
Trek ISLANDE 2010
Trek Laugavegurinn ISLANDE 2009
Traversée de l'Islande à skis avec pulka
Le plateau de l'Aubrac
Traversée de l'Islande à skis -mars 2014-

Pris dans la tempête après Nyiadalur

Je devine ce que vous vous demandez : "Jouge est-il water proof ?", et j'entends même certaines voix s'élever : "Jouge est-il soluble dans l'eau ?". Est-il nécessaire de préciser que toute la troupe est frigorifiée jusqu'à la moelle épinière...

Nous reperdons un peu d'altitude, j'ai l'impression qu'il ne gèle plus. Nous traversons des rivières gelées que nous repérons facilement car la surface  à ces endroits est bleu turquoise, c'est magnifique. Magnifique mais dangereux car il n'est pas impossible que nous passions à travers la couche de neige. Rob contourne les bras de rivière quand c'est possible, nous faisant signe avec son bâton de bien rester dans sa trace. Nous ne dévions pas de sa trajectoire que nous nous appliquons à suivre à 20 cm près. Par endroits la glace s'affaisse et l'eau remplie les sillons faits par nos skis.  Nous nous arrêtons pour reprendre nos esprits et nous restaurer, dans notre bagarre avec le vent nous en avions presque oublié la pause du matin. Je suis trempé et gelé. C'est en s'arrêtant comme cela lors des pauses que je ressens le plus le froid, avec ma transpiration qui se refroidit sur ma peau au niveau du torse entre autres.

Notre ami polonais nous offre un bonbon au goût suspect, j'ai l'impression de sucer un suppositoire. Bref...

En tous cas une constatation s'impose : l'Islande n'est pas plate. A ce moment précis j'aimerais vraiment que tout s'arrête d'un claquement de doigt et me retrouver au chaud chez moi. Nous n'avons pas croisé âme qui vive depuis plusieurs jours et force est de constater que ce n'ai pas ici entre deux cols que nous ferons des rencontres. Le yéti peut-être... Le vent souffle sans arrêt cela devient agaçant, cela fatigue, assèche le moral, gerce les lèvres et transforme les cheveux en paillasson. Dans ces situations là nous pourrions aisément être comparés aux berserkers, ces guerriers violents et sans peur, fidèles combattants d'Odin.

Et puis le temps de repartir arrive, on tire sur notre  harnais, les muscles se raidissent, et go, ça tire sur les cuisses. Nous nous sentons comme neuf microbes injectés dans les veines d'un monstre. Et si nous nous chargions de contaminer tout l'organisme ? Le vent y joue le rôle d'un enzyme glouton.


Publié à 08:43, le 1/02/2017,
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien